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  • Samaël Aun Weor
    1975 - La Grande Rébellion

    Extrait du livre (pour le livre complet, téléchargez le PDF)

    Samael Aun Weor - La Grande RébellionLa Grande Rébellion

    Samaël Aun Weor

     

    CHAPITRE 1

    La Vie

    Si incroyable que cela puisse paraître, il est très certain et véritable que cette civilisation moderne, tellement vantée, est affreusement laide, elle ne réunit pas les caractéristiques transcendantales du sens esthétique, elle est dépourvue de beauté intérieure.

    Nous présumons beaucoup trop de ces horribles édifices de toujours, qui semblent de véritables souricières.

    Le monde est devenu terriblement abrutissant, toujours les mêmes rues, et partout ces horripilantes habitations.

    Tout cela est devenu lassant, au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest du Monde. C’est partout la même uniformité : horripilante, nauséabonde, stérile.

    Modernisme !, s’écrient les foules.

    Nous avons l’air de véritables paons vaniteux avec les vêtements que nous portons et nos souliers très brillants, même si des millions de malheureux, affamés, mal nourris, misérables, circulent ici, là, partout.

    La simplicité et la beauté naturelle, spontanée, ingénue, dépouillée d’artifices et de fard vaniteux a disparu chez le sexe féminin. Maintenant on est moderne, ainsi est la vie.

    Les gens sont devenus affreusement cruels : la charité s’est enrhumée et personne n’a pitié de personne.

    Les vitrines des somptueux magasins éblouissent avec de luxueuses marchandises qui sont définitivement hors de portée des malheureux.

    La seule chose que les parias de la vie peuvent faire, c’est de contempler les soies, les bijoux, les parfums aux luxueux flacons, etc. Regarder sans pouvoir toucher, supplice semblable à celui de Tantale.

    Les gens de ces temps modernes sont devenus extrêmement grossiers. Le parfum de l’amitié et l’arôme de la sincérité ont disparu radicalement.

    Les foules, surchargées d’impôts gémissent ; tout le monde a des problèmes, on nous doit et nous devons. Nous sommes traduits en justice et nous n’avons pas de quoi payer. Les préoccupations détruisent les cerveaux. Personne ne vit tranquillement.

    Les bureaucrates, avec la courbe du bonheur dans leur ventre et un bon cigare à la bouche, sur quoi s’appuyer psychologiquement, spéculent et jonglent intellectuellement avec la politique sans que la douleur des peuples leur importe un tant soit peu.

    À notre époque, personne n’est heureux et moins encore la classe moyenne, car celle-ci se trouve entre le marteau et l’enclume.

    Riches et pauvres, croyants et incroyants, commerçants et mendiants, cordonniers et ferblantiers vivent seulement parce qu’il faut vivre, ils noient leurs tourments dans le vin et finissent par devenir drogués pour échapper à eux-mêmes.

    Les gens sont devenus malicieux, de mauvaise foi, méfiants, astucieux, pervers ; personne ne croit plus en personne. On invente tous les jours de nouvelles conditions, des certificats, des limitations de tout genre, des documents, des titres, etc., et de toute façon tout ça ne sert à rien, les astucieux se moquent de ces sottises, ils ne paient pas, ils trompent la loi, même s’ils doivent aller en prison.

    Aucun emploi ne procure de bonheur. Le sens du véritable amour s’est perdu et les gens se marient aujourd’hui pour divorcer demain.

    L’unité des foyers s’est lamentablement perdue, la pudeur organique n’existe plus, le lesbianisme et l’homosexualité sont, à présent, plus courants que de se laver les mains.

    En savoir un peu plus sur tout ça, essayer de connaître la cause de tant de pourriture, chercher, scruter, voilà certainement ce que nous nous proposons dans ce livre.

    Je parle dans le langage de la vie quotidienne, désireux de savoir ce qui se cache derrière cette horripilante mascarade de l’existence.

    Je suis en train de penser à haute voix, et que les fripouilles de l’intellect disent bien ce qu’elles veulent.

    Les théories sont devenues ennuyeuses, et même, elles se vendent et se revendent au marché, et alors ?

    Les théories ne servent qu’à nous occasionner des préoccupations et à nous rendre la vie encore plus amère.

    Goethe dit, avec raison : « Toute théorie est grise, et seul est vert l’arbre aux fruits d’or qui est la vie ».

    Les pauvres gens sont maintenant las de tant de théories. De nos jours, on parle beaucoup de pragmatisme, il nous faut être pratiques et connaître les causes réelles de nos souffrances.

     

    CHAPITRE 2

    La Réalité Crue des Faits

    Bientôt, des millions d’habitants d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine peuvent mourir de faim.

    Le gaz que jettent les « sprays » peut en finir radicalement avec l’ozone de l’atmosphère terrestre.

    Quelques savants pronostiquent que, pour l’an 2000, le sous-sol de la planète sera épuisé.

    Les espèces maritimes sont en train de disparaître à cause de la pollution des mers, cela est amplement démontré.

    Indubitablement, au rythme où nous allons, à la fin de ce siècle tous les habitants des grandes villes devront porter des masques à gaz pour se protéger de la fumée. Si la contamination continue à ce rythme alarmant, avant peu de temps il ne sera plus possible de manger du poisson : celui-ci, vivant dans les eaux totalement souillées, sera dangereux pour la santé.

    Avant l’an 2000, il sera quasi-impossible de trouver une plage où l’on puisse se baigner dans de l’eau pure.

    En raison d’une consommation et d’une exploitation démesurées du sol et du sous-sol, dans peu de temps les terres ne pourront plus produire les éléments agricoles nécessaires pour l’alimentation des gens.

    « L’Animal Intellectuel », erronément appelé homme, à force de polluer les mers avec tant d’immondices, d’empoisonner l’air avec la fumée des autos et des usines, de détruire la Terre avec ses explosions atomiques souterraines, et par l’abus de produits préjudiciables pour l’écorce terrestre, a soumis la planète Terre à une longue et effrayante agonie qui va se terminer par une grande catastrophe.

    Le monde pourra difficilement franchir le seuil de l’an 2000, car l’animal intellectuel est en train de détruire à toute vitesse son milieu naturel.

    Le « Mammifère Rationnel », improprement appelé homme, s’obstine à détruire la Terre, il veut la rendre inhabitable, et sans aucun doute il est en train d’y parvenir.

    En ce qui concerne les mers, il est ostensible qu’elles ont été converties, par toutes les nations de la Terre, en une espèce de grand dépotoir.

    Soixante pour cent des déchets du monde entier sont déversés dans chacune des mers.

    D’énormes quantités de pétrole, d’insecticides de toutes sortes, de nombreuses substances chimiques, des gaz vénéneux, des gaz neurotoxiques, des détergents, etc., anéantissent jour après jour toutes les espèces vivantes de l’océan.

    Les oiseaux maritimes et le plancton, si indispensable à la vie, sont détruits systématiquement.

    Il est incontestable que l’annihilation du plancton maritime est d’une gravité incalculable, parce que ce micro-organisme produit soixante pour cent de l’oxygène terrestre.

    Grâce à la recherche scientifique, on a pu constater que certaines parties des Océans Atlantique et Pacifique se trouvent déjà contaminés par des résidus radioactifs provenant des explosions atomiques.

    Dans différentes métropoles du monde, et spécialement en Europe, l’eau douce que l’on boit est éliminée, puis dépurée, pour être bue de nouveau.

    Dans les grandes villes « supercivilisées », l’eau servie à table est passée plusieurs fois par des organismes humains.

    Dans la ville de Cucuta (République de Colombie, Amérique du Sud) les habitants sont obligés de boire les eaux noires et immondes de la rivière qui charrie toutes les cochonneries provenant de Pampelune.

    Je veux faire allusion d’une manière péremptoire à la rivière « Pamplonita » qui a été tellement néfaste pour la « Perle du Nord » (Cucuta). Heureusement, il existe maintenant un autre aqueduc qui fournit la ville, mais, malgré cela, la plupart des gens doivent encore boire les eaux noires de la rivière Pamplonita.

    D’énormes filtres, des machines géantes, des substances chimiques, essayent de purifier les eaux noires des grandes villes européennes, mais les épidémies continuent de se propager à travers ces eaux noires immondes qui ont passé tant de fois par les organismes humains.

    De fameux bactériologues ont trouvé, dans « l’eau potable » des grandes capitales, toutes sortes de virus, colibacilles pathogènes, bactéries de tuberculose, typhus, vérole, des larves, etc. Et si incroyable que cela puisse paraître, on a trouvé dans les établissements mêmes chargés de purifier l’eau, des virus du vaccin antipoliomyélite.

    D’autre part, le gaspillage d’eau est épouvantable. Les scientifiques modernes affirment que pour l’année 1990 « l’humanoïde rationnel » mourra de soif.

    Le pire de tout cela, c’est que les réserves souterraines d’eau douce se trouvent en danger en raison des abus de l’animal intellectuel.

    L’exploitation frénétique des puits de pétrole est fatale. Le pétrole, extrait de l’intérieur de la terre, traverse les eaux souterraines. Le pétrole a donc rendu imbuvables pour plus d’un siècle les eaux souterraines de la terre. Il va sans dire que le résultat de tout cela a été la mort d’un grand nombre de végétaux et même de personnes.

    Maintenant, parlons un peu de l’air, si indispensable pour la vie des créatures.

    À chaque aspiration ou inhalation, les poumons prennent un demi-litre d’air, soit quelque douze mètres cubes par jour. En multipliant cette quantité par les quatre mille cinq cent millions d’habitants que la Terre possède, nous obtenons la quantité exacte d’oxygène que l’humanité entière consomme chaque jour, sans compter celui que prennent les autres créatures animales qui peuplent la face de la Terre.

    La totalité de l’oxygène que nous inhalons se trouve dans l’atmosphère et provient du plancton que nous sommes en train de détruire par la contamination, et aussi de l’activité photosynthétique des végétaux. Malheureusement, les réserves d’oxygène s’épuisent à pas de géant.

    Le mammifère rationnel, erronément appelé homme, au moyen de ses innombrables industries, diminue d’une manière continuelle la quantité de radiation solaire, tellement nécessaire et indispensable à la photosynthèse. Voilà pourquoi la quantité d’oxygène que les plantes produisent actuellement est beaucoup moindre qu’au cours du siècle dernier.

    Le plus grave de toute cette tragédie mondiale est que l’animal intellectuel continue à infecter les mers, à détruire le plancton et à ravager la végétation.

    L’animal rationnel continue à détruire d’une manière lamentable ses sources d’oxygène.

    Le « smog » que « l’humanoïde rationnel » jette constamment dans l’air, en plus de tuer, met en danger la vie de la planète Terre.

    Le smog, non seulement annihile les réserves d’oxygène, mais aussi, est en train de tuer les gens.

    Le smog est à l’origine de bizarres et dangereuses maladies, impossibles à soigner, cela est maintenant démontré.

    Le smog empêche l’entrée de la lumière solaire et des rayons ultraviolets, provoquant par-là de graves désordres dans l’atmosphère.

    Nous approchons d’une ère d’altérations climatiques, de glaciation, d’avance des glaces polaires vers l’équateur, de cyclones épouvantables, de tremblements de terre, etc.

    En raison, non pas de l’utilisation, mais de l’abus de l’énergie électrique, en l’an 2000 il fera plus chaud dans certaines régions de la planète Terre, ce qui contribuera dans le processus de révolution de l’axe de la Terre.

    Bientôt, les pôles constitueront l’Équateur, et ce dernier deviendra les pôles.

    Le dégel des pôles a commencé, et un nouveau déluge universel s’en vient, précédé par le feu.

    Dans les prochaines décennies le bioxyde de carbone se multipliera ; et alors cet élément chimique formera une épaisse couche dans l’atmosphère de la Terre. Un tel filtre absorbera très mal la radiation thermique et agira comme une serre de fatalités.

    Le climat de la Terre deviendra plus chaud dans beaucoup d’endroits et la chaleur fera fondre la glace des pôles en faisant monter le niveau des océans d’une manière effrayante.

    Situation extrêmement grave, le sol fertile est en train de disparaître, et il naît chaque jour deux cents mille personnes qui ont besoin de nourriture.

    La catastrophe mondiale de la famine qui s’approche, sera certainement épouvantable ; et elle est déjà aux portes.

    Actuellement, il y a 40 millions de personnes qui meurent annuellement de faim, par manque d’aliments.

    La criminelle industrialisation des bois et l’exploitation impitoyable des mines et du pétrole sont en train de convertir la Terre en un désert.

    S’il est certain que l’énergie nucléaire est mortelle pour l’humanité, il n’est pas moins vrai qu’actuellement existent aussi des « Rayons de la Mort », des « Bombes Microbiennes » et beaucoup d’autres produits terriblement destructeurs et malfaisants, inventés par les scientifiques.

    Incontestablement, pour obtenir l’énergie nucléaire, il faut de grandes quantités de chaleur, difficile à contrôler et pouvant à n’importe quel moment engendrer une catastrophe.

    Pour obtenir l’énergie nucléaire on a besoin d’énormes quantités de minéraux radioactifs, dont on n’utilise que trente pour cent seulement, ce qui entraîne que le sous-sol de la Terre s’épuise rapidement.

    Les déchets atomiques qui sont évacués dans le sous-sol s’avèrent extrêmement dangereux. Il n’existe pas d’endroit sûr pour les déchets atomiques. Si les gaz d’une poubelle atomique arrivaient à s’échapper, des millions de personnes mourraient.

    La contamination des aliments et des eaux entraîne des altérations génétiques et des monstres humains : des créatures qui naissent déformées et monstrueuses. Avant l’an 1999, il y aura un grave accident nucléaire qui causera une véritable panique.

    Certainement, l’humanité ne sait pas vivre. Elle a épouvantablement dégénéré et s’est franchement précipitée à l’abîme.

    Le plus grave, c’est que les facteurs de cette désolation : famines, guerres, destruction de la planète où nous vivons, etc., se trouvent au-dedans de nous- mêmes, nous les charrions dans notre intérieur, dans notre psychisme.

     

    CHAPITRE 3

    Le Bonheur

    Les gens travaillent tous les jours, luttent pour survivre, veulent exister d’une manière ou d’une autre, mais ils ne sont pas heureux.

    Cette histoire du bonheur est en « chinois », comme on dit. Le plus grave c’est que les gens le savent et pourtant, au milieu de tant d’amertumes, ils ne semblent pas perdre l’espoir d’atteindre un jour le bonheur, sans savoir comment, ni de quelle manière.

    Pauvres gens !, combien ils souffrent !, et cependant ils veulent vivre, ils ont peur de perdre la vie.

    Si les gens comprenaient quelque chose de la Psychologie Révolutionnaire, ils penseraient probablement d’une manière différente ; mais en vérité ils ne savent rien, ils veulent survivre au milieu de leur misère et c’est tout.

    Il existe des moments plaisants et très agréables, mais ce n’est pas le bonheur; et les gens confondent le plaisir avec le bonheur.

    La « bombance », les grosses fêtes, les soûleries, les orgies, c’est du plaisir bestial mais non pas le bonheur.

    Il y a cependant de petites fêtes, des réjouissances saines, sans soûleries, sans bestialités, sans alcool, etc., mais ce n’est pas non plus le bonheur.

    Tu es une personne aimable ? Comment te sens-tu lorsque tu danses ? Tu es amoureux ? Aimes-tu vraiment ? Comment te sens-tu quand tu danses avec l’être adoré ? Permets-moi de paraître un peu cruel en ce moment, pour te dire que tout ça n’est pas non plus le bonheur.

    Si tu es déjà vieux, si ces plaisirs-là ne t’attirent plus, s’ils te semblent aussi désagréables qu’une blatte, excuse-moi si je te dis que si tu étais jeune et plein d’illusions tu serais différent.

    De toute manière, que l’on dise ce qu’on veuille, que tu danses ou que tu ne danses pas, amoureux ou non, que tu aies ou non ce qu’on appelle de l’argent, tu n’es pas heureux, même si tu penses le contraire.

    On passe sa vie à chercher le bonheur partout, et on meurt sans l’avoir trouvé.

    En Amérique Latine, il y a beaucoup d’individus qui ont l’espoir de remporter un jour le grand prix de la loterie ; ils croient qu’ils vont obtenir ainsi le bonheur si ardemment désiré.

    Quand on est jeune, on rêve d’une femme idéale, de quelque princesse des « Mille et une nuits » ; de quelque chose d’extraordinaire. Mais vient ensuite la crue réalité des faits : une femme et des petits enfants qu’il faut entretenir, des problèmes économiques difficiles à résoudre, etc.

    Il n’y a pas de doute qu’au fur et à mesure que les enfants grandissent les problèmes grandissent aussi et deviennent même insolubles. Selon que le garçon ou la fille grandissent, les souliers sont toujours plus grands, de même que leur prix, cela va de soi.

    À mesure que les enfants croissent, les vêtements sont toujours de plus en plus chers. S’il y a de l’argent, pas de problème, mais s’il n’y en a pas, la chose est grave et on souffre horriblement.

    Tout cela serait plus ou moins supportable si l’on avait une bonne épouse mais si le pauvre homme est trahi, lorsqu’on lui « met des cornes », à quoi cela peut-il servir de lutter comme il peut pour obtenir de l’argent ?

    Malheureusement, il existe des cas extraordinaires, des femmes merveilleuses, de vraies compagnes aussi bien dans l’opulence que dans le malheur, mais, pour comble, leur mari ne sait pas les apprécier et ces hommes en viennent même à les abandonner pour des femmes qui vont leur rendre la vie amère.

    Nombreuses sont les filles qui rêvent d’un prince charmant ; malheureusement les choses tournent très différemment et, en fait, la pauvre femme se marie avec un bourreau.

    La plus grande illusion d’une femme est son désir d’avoir un beau foyer et d’être mère : « sainte prédestination ! ». Cependant, même si le mari se révèle très bon, chose certes très difficile, en fin de compte tout finit par s’écrouler : les fils et les filles se marient, s’en vont, ou bien ils paient d’ingratitude leurs parents, et le foyer est définitivement brisé.

    Bref : dans ce monde cruel où nous vivons, il n’existe pas de gens heureux. Tous les pauvres êtres humains sont malheureux.

    Dans la vie nous avons connu un grand nombre d’individus bourrés d’argent, et qui sont accablés de problèmes et de querelles de toutes sortes, surchargés d’impôts, etc. Ils ne sont pas heureux.

    À quoi sert d’être riche si l’on n’a pas la santé ? Pauvres riches !, ils sont parfois plus malheureux que le dernier des mendiants.

    Tout passe dans cette vie : tout passe, les choses, les personnes, les idées, ceux qui ont de l’argent, de même que ceux qui n’en ont pas, et personne ne connaît le bonheur authentique.

    Beaucoup veulent échapper à eux-mêmes, au moyen des drogues ou de l’alcool. En réalité, non seulement ils ne réussissent pas cette évasion, mais, ce qui est pire, ils restent accrochés dans l’enfer du vice.

    Les amis de l’alcool, de la marihuana, du « L.S.D. », etc., disparaissent comme par enchantement lorsque le vicieux se décide à changer de vie.

    Ce n’est pas en se fuyant soi-même que l’on atteint le bonheur. On aurait plutôt intérêt à prendre le « taureau par les cornes », observer le « moi », à l’étudier dans le but de découvrir les causes de la douleur.

    Quand on découvre les causes véritables de tant de misères et d’amertumes, il n’y a aucun doute qu’on peut alors faire quelque chose.

    Si on réussit à en finir avec le « moi-même », avec « mes soûleries », « mes vices », « mes affects » qui me causent tellement de douleur dans le cœur, avec « mes préoccupations » qui me détruisent le cerveau et me rendent malade, etc., il est clair qu’alors survient ce qui est au-delà du temps, ce qui est au-delà du corps, des affects et du mental, ce qui est vraiment inconnu pour l’entendement et qui s’appelle le bonheur!

    Incontestablement, tant que la conscience continuera à être embouteillée, enfermée dans le moi-même, on ne pourra connaître la légitime félicité.

    Le bonheur a une saveur que le « moi-même » n’a jamais connue.

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