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  • Samaël Aun Weor
    1975 - Psychologie Révolutionnaire

    Extrait du livre (pour le livre complet, téléchargez le PDF)

    La Psychologie Revolutionnaire - Samael Aun Weor.jpg

    Chapitre 1

    Le Niveau de l'Etre

    Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Quelle est la raison de notre existence ? Pourquoi vivons-nous ?

    Incontestablement, le pauvre « Animal Intellectuel » appelé à tort homme, non seulement ne sait pas, mais il ne sait même pas qu’il ne sait pas.

    Le plus grave c’est la situation si difficile et si étrange dans laquelle nous nous trouvons, nous ignorons le secret de toutes nos tragédies et cependant nous sommes convaincus que nous savons tout.

    Mettez un « Mammifère Rationnel », une de ces personnes qui dans la vie se croient si importantes, au centre du désert du Sahara, laissez-le là, loin de tout oasis et observez à partir d’un poste aérien tout ce qui se passe.

    Les faits parleront d’eux-mêmes. « L’Humanoïde Intellectuel », bien qu’il se vante d’être fort et se croit un vrai homme, n’est au fond qu’un être épouvantablement faible.

    « L’Animal Rationnel » est idiot à cent pour cent; il pense de lui-même le meilleur; il croit qu’il se développe merveilleusement à l’aide de ses manuels de bienséance, ses écoles maternelles, primaires, secondaires, le Baccalauréat, l’Université, le prestige du bon papa, etc.

    Malheureusement, malgré toute cette instruction, ces bonnes manières, les titres et la fortune, nous savons très bien que la première douleur d’estomac nous atterre et qu’au fond nous continuons à être malheureux et misérables.

    Il suffit de lire l’Histoire Universelle pour savoir que nous sommes les mêmes barbares que dans les temps anciens, et qu’au lieu de nous être améliorés, nous sommes devenus pires que jamais.

    Ce XXème siècle, avec tout son brouhaha spectaculaire : guerres, prostitution, carnage de la nature, sodomie mondiale, dégénérescence sexuelle, drogues, alcool, cruauté exorbitante, perversité extrême, monstruosité, etc., est le miroir dans lequel nous devons nous regarder; il n’existe donc plus de raison valable pour se vanter d’avoir atteint un niveau supérieur de développement!

    Penser que le temps signifie progrès est absurde; malheureusement les « Ignorants Cultivés » sont toujours embouteillés dans le Dogme de l’Évolution.

    Dans toutes les pages noires de la Noire Histoire, nous rencontrons toujours les mêmes cruautés, ambitions, guerres, etc. Cependant, nos contemporains supercivilisés sont encore convaincus que la guerre est quelque chose de secondaire, un accident passager qui n’a rien à voir avec leur « civilisation moderne » si pompeusement glorifiée.

    Bien sûr, ce qui importe c’est la manière d’être de chacun; quelques sujets seront alcooliques, d’autres abstinents, certains honnêtes et d’autres sans scrupules; il y a de tout dans la vie.

    La masse est la somme des individus; tel est l’individu, telle est la masse, tel est le Gouvernement, etc. La masse est donc l’extension de l’individu. La transformation des masses, des peuples, est impossible si l’individu, si chaque personne ne se transforme pas.

    Personne ne peut nier qu’il existe différents niveaux sociaux. Il y a des gens d’Église et de bordel; de commerce et de campagne, etc.

    De même, il existe aussi différents Niveaux de l’Être. Ce que nous sommes intérieurement, splendides ou rusés, généreux ou mesquins, violents ou paisibles, chastes ou luxurieux, attire toutes les diverses circonstances de la vie.

    Un luxurieux attirera toujours des scènes, des drames, voire même des tragédies de lascivité dans lesquelles il se verra impliqué.

    Un ivrogne attirera les ivrognes, et on le verra toujours traîner dans des bars et des tavernes, cela va de soi.

    Que va donc attirer l’usurier ?, l’égoïste ?, quels problèmes ?, emprisonnements ?, malheurs ?

    Cependant, le monde est amer, fatigué de souffrir, il ressent le besoin de changer, de tourner la page de son histoire. Pauvres gens!, ils veulent changer et ils ne savent pas comment; ils ne connaissent pas la manière; ils sont pris dans un cul-de-sac.

    Ce qui leur est arrivé hier, leur arrive aujourd’hui et leur arrivera demain; ils répètent toujours les mêmes erreurs et ne comprennent pas les leçons ni les coups de semonce de la vie.

    Toutes les choses se répètent sans fin dans leur vie; ils disent les mêmes choses, font les mêmes choses, se plaignent des mêmes choses.

    Cette répétition abrutissante de drames, comédies et tragédies, continuera tant que nous porterons à l’intérieur de nous-mêmes les éléments indésirables de la colère, de la convoitise, de la luxure, de l’avarice, de l’orgueil, de la paresse, de la gourmandise, etc.

    Quel est notre niveau moral ?, ou pour mieux dire : quel est notre Niveau d’Être ?

    Tant que le Niveau de l’Être ne change pas radicalement, la répétition de toutes nos misères, nos scènes, nos malheurs et nos tourments va se poursuivre.

    Toutes les choses, toutes les circonstances qui se produisent à l’extérieur de nous-mêmes, sur la scène de ce monde, sont exclusivement le reflet de ce que nous portons à l’intérieur de nous.

    Alors, avec raison, nous pouvons affirmer solennellement que « l’extérieur est le reflet de l’intérieur ».

    Quand quelqu’un change intérieurement, et qu’un tel changement est radical, l’extérieur, les circonstances, toute la vie, changent par le fait même.

    Dernièrement (1974) j’ai pu observer un groupe de gens qui ont envahi un terrain ne leur appartenant pas. Ici, au Mexique, de telles gens reçoivent le curieux qualificatif de paracaidistas (parachutistes).

    Ils sont voisins de la colonie rurale appelée Churubusco; habitant tout près de chez moi, c’est ainsi que j’ai pu les étudier de près.

    Être pauvre n’a jamais été un crime; le plus grave n’est pas là, mais dans leur Niveau d’Être.

    Chaque jour, ils se battent entre eux, s’enivrent, s’insultent mutuellement, ils deviennent meurtriers de leurs propres compagnons d’infortune, ils vivent dans des cabanes tout à fait immondes où, au lieu de l’amour, règne la haine.

    Plusieurs fois j’ai pensé que si l’un de ces individus éliminait de son intérieur la haine, la colère, la luxure, l’ivrognerie, la médisance, la cruauté, la calomnie, l’égoïsme, l’envie, l’orgueil, l’amour propre, etc., il plairait à d’autres personnes et, par la simple Loi des Affinités Psychologiques, il s’associerait avec des gens plus raffinés, plus spirituels; il est alors évident que ces nouvelles relations apporteraient un changement social et économique définitif.

    Ce serait le moyen qui permettrait à un tel individu d’abandonner la « porcherie », le « cloaque » immonde dans lequel il vit.

    Ainsi donc, si réellement nous voulons un changement radical, la première chose qu’il nous faut comprendre, c’est que chacun de nous (qu’on soit blanc ou noir, jaune ou cuivré, ignorant ou érudit), se trouve à tel ou tel « Niveau de l’Être ».

    Quel est votre « Niveau d’Être » ? Y avez-vous déjà réfléchi ? Il sera impossible de passer à un autre niveau si nous ignorons l’état dans lequel nous nous trouvons.

     

    Chapitre 2

    L'Échelle Merveilleuse

    Nous devons désirer ardemment un changement véritable, sortir de cette routine abrutissante, de cette vie purement mécanique et fastidieuse.

    Ce que nous devons d’abord comprendre bien clairement, c’est que chacun de nous, qu’il soit bourgeois ou prolétaire, très à l’aise ou de la classe moyenne, riche ou misérable, se trouve en réalité à tel ou tel Niveau d’Être.

    Le Niveau d’Être de l’alcoolique est différent de celui de l’abstinent et celui de la prostituée très distinct de celui de la jeune fille vierge. Ce que nous disons ici est irréfutable, indiscutable.

    Avant de poursuivre plus avant notre chapitre, nous n’avons rien à perdre à nous imaginer une échelle qui va de bas en haut, verticalement, avec un très grand nombre d’échelons.

    Sans aucun doute possible, nous nous trouvons sur l’un quelconque de ces échelons. Sur les échelons inférieurs se trouveront des individus pires que nous, sur les échelons au-dessus seront les personnes meilleures que nous.

    Dans cette Verticale extraordinaire, dans cette échelle merveilleuse, il est évident que nous rencontrons tous les Niveaux d’Être. Chaque personne est différente et cela personne ne peut le réfuter.

    Indubitablement, nous ne parlons pas ici des visages laids ou beaux, il ne s’agit pas non plus d’une affaire d’âge. Il y a des gens jeunes, d’autres vieux; des vieillards qui sont sur le point de mourir, et des enfants qui viennent à peine de naître.

    La question du temps et des années : naître, croître, se développer, se marier, se reproduire, vieillir et mourir, relève exclusivement de la dimension horizontale.

    Dans l’échelle merveilleuse, dans la Verticale, le concept de temps n’existe pas. Sur les degrés de cette échelle se trouvent seulement des Niveaux d’Être.

    L’espérance mécanique des gens ne sert à rien; ils croient qu’avec le temps les choses vont s’améliorer; ainsi pensaient nos aïeuls et bisaïeuls; les faits sont venus précisément nous démontrer le contraire.

    Ce qui compte c’est le Niveau d’Être, et cela est vertical. Nous nous trouvons sur un échelon, mais nous pouvons monter à un autre échelon.

    L’échelle merveilleuse dont nous parlons et qui renvoie aux différents « Niveaux d’Être », n’a certainement rien à voir avec le temps linéaire. D’instant en instant, immédiatement au-dessus de nous, il y a un « Niveau d’Être » plus élevé. Ce niveau n’existe pas dans un quelconque futur horizontal lointain, mais ici et maintenant, au-dedans de nous-mêmes, dans la Verticale!

    Il est ostensible, et n’importe qui peut le comprendre, que les deux voies, l’horizontale et la verticale, se rencontrent seconde après seconde dans notre propre intérieur psychologique et forment une Croix.

    La personnalité se développe et se manifeste dans la perspective horizontale de la vie. Elle naît et meurt dans le cours linéaire du temps, elle est périssable; il n’existe aucun lendemain pour la personnalité du mort; elle n’est pas l’Être.

    Les Niveaux de l’Être, l’Être lui-même, ne relève pas du temps, il n’a rien à voir avec la ligne horizontale; il se trouve à l’intérieur de nous-mêmes, maintenant, dans la Verticale.

    Il serait manifestement absurde de chercher notre propre Être en dehors de nous-mêmes.

    Il n’est pas superflu de bien établir le corollaire suivant : diplômes, promotions, titres et avancements, etc., ne peuvent d’aucune façon, dans le monde physique extérieur, originer une exaltation authentique, une réévaluation de l’Être, ou le passage à un échelon supérieur dans les « Niveaux de l’Être ».

     

    Chapitre 3

    La Rébellion Psychologique

    Il n’est pas inutile de rappeler à nos lecteurs qu’il existe un « point mathématique » au-dedans de nous-mêmes. Incontestablement, ce point ne se trouve ni dans le passé, ni non plus dans le futur.

    Celui qui veut découvrir ce point mystérieux doit le chercher ici et maintenant, au-dedans de lui-même, en cet instant exactement, pas une seconde avant ni une seconde après.

    Les deux madriers, vertical et horizontal, de la sainte Croix, se rencontrent en ce point.

    Nous nous trouvons donc, à chaque instant, devant deux chemins : l’Horizontal et le Vertical.

    Il est ostensible que l’Horizontal est très fréquenté; c’est le chemin que « tout le monde » emprunte, celui que prennent la plupart des gens.

    Il est évident que le Vertical est tout différent; c’est le chemin des rebelles intelligents, celui des Révolutionnaires.

    Quand on est en rappel de soi, quand on travaille sur soi-même sans s’identifier à tous les problèmes et tracas de la vie, on emprunte, en fait, le sentier vertical.

    Il est certain que ce ne sera jamais une tâche facile d’éliminer les émotions négatives; de perdre toute identification avec notre petit train de vie, avec les problèmes de toutes sortes, affaires, paiements, dettes, hypothèques, comptes de téléphone, d’eau, d’électricité, etc.

    Les chômeurs, ceux qui pour une raison ou pour une autre ont perdu leur emploi, leur travail, souffrent évidemment d’un manque d’argent; il est donc très difficile pour eux d’oublier leur situation, de ne pas s’inquiéter ni « s’identifier » avec leur problème.

    Ceux qui souffrent, ceux qui pleurent, ceux-là qui ont été victimes d’une trahison ou d’une injustice dans la vie, de quelque calomnie ou fraude, ou d’ingratitude, vraiment s’oublient eux-mêmes, ils oublient leur Être Réel intime quand ils s’identifient complètement avec leur tragédie morale.

    Le travail sur soi-même est la caractéristique fondamentale du Chemin Vertical. Personne ne pourra fouler le Sentier de la Grande Rébellion s’il ne travaille jamais sur lui-même.

    Le travail auquel nous faisons allusion est de nature psychologique; il concerne la décisive transformation qui a lieu dans le moment présent où nous nous trouvons. Nous devons apprendre à vivre d’instant en instant.

    Par exemple, une personne qui se trouve désespérée devant quelque problème sentimental, économique ou politique, s’est, de toute évidence, oubliée elle-même.

    Si cette personne s’arrête un instant, si elle observe la situation et essaie de se rappeler à elle-même, s’efforçant alors de comprendre le sens de son attitude, si elle réfléchit un peu, si elle pense que tout passe, que la vie est fugace, illusoire, et que la mort réduit en cendres toutes les vanités de ce monde, si elle comprend que son problème au fond n’est qu’un feu de paille, un feu follet qui s’éteint aussitôt, elle verra très vite et avec surprise que tout a changé.

    Il est possible de transformer les réactions mécaniques par la confrontation logique et l’autoréflexion intime de l’Être.

    Il est évident que les gens réagissent mécaniquement devant les diverses circonstances de la vie. Pauvres gens!, ils finissent toujours par se convertir en victimes. Quand quelqu’un les flatte, ils sourient, quand on les humilie, ils souffrent. Ils insultent si on les insulte; ils injurient si on les injurie, ils ne sont jamais libres; leurs semblables ont le pouvoir de les faire passer de la joie à la tristesse, de l’espoir au désespoir.

    Chacune de ces personnes qui vont sur le Chemin Horizontal ressemble à un instrument de musique sur lequel chacun de ses semblables joue ce que bon lui semble!

    Celui qui apprend à transformer les réactions mécaniques s’engage par le fait même sur le Chemin Vertical.

    Cela représente un changement fondamental dans le Niveau d’Être, résultat extraordinaire de la Rébellion Psychologique.

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